PARIS, UNE
PLACE FINANCIÈRE EN COMPÉTITION
« Ville monde »
inscrite dans l’économie mondialisée, Paris est aussi une
ville polarisant le
développement économique et social des territoires
alentour. Ce phénomène de métropolisation
a été soutenu, d’un point de vue économique, par
l’essor d’activités
spécifiques, connectées à l’« archipel
mondial » des grandes
métropoles, comme Londres, Tokyo ou New York. Au premier plan
des activités de
ces métropoles globales figurent les activités
financières, objets d’une
ancienne et constante compétition pour leur localisation.
L’étude de la
métropolisation financière demande donc de se plonger
dans la longue durée –
depuis les années 1870 au moins – et de rapprocher les
dimensions locales,
nationales et internationales de ces processus.
En effet, les dynamiques
financières seules n’expliquent pas l’émergence et le
maintien de métropoles
financières, pas davantage que les seuls caractères
locaux ou que les rapports
de force internationaux. Au contraire, une place financière
émerge, autour d’un
lieu central, de l’agrégation de compétences et de
services à la fois
concurrentiels et solidaires. Construite dans la durée,
spécialisée dans les
activités de banque, de marché, de contrôle et
d’information et insérée dans un
réseau national et international de relations de
coopération et de compétition,
Paris s’est imposée durablement comme place financière,
en particulier face à
celle de Londres.
Les places financières
peuvent donc être considérées comme de
véritables « pôles de
compétitivité », articulant ressources,
compétences, organisations et
débouchés. Dès lors, des stratégies
d’acteurs efficaces permettent de conquérir
des parts de marché et de bousculer les positions acquises mais,
en contrepartie,
les producteurs de services financiers, leurs régulateurs et les
pouvoirs
publics sont responsables de la pérennité de la place et
de la pertinence de
son adaptation à la variété des
préférences des utilisateurs de services
financiers.
C’est pourquoi notre équipe
vous soumet ce projet consacré à l’évaluation des
facteurs de l’attractivité à
long terme de la place financière de Paris depuis les
années 1870, évaluée par
comparaison avec la place de Londres, principale concurrente directe.
Bibliographie
succincte :
§
Pierre-Cyrille
Hautcœur, Georges Gallais-Hamonno, Zheng Kang et Karine
Romey, Le marché financier français au 19e
siècle, tome 1, Paris, Publications de
§
Richard Roberts, The City. A Guide To
§
Youssef Cassis and Eric
Bussière (ed.),
§
Robert Schwartz, Global Equity Markets:
Technological,
Competitive, and Regulatory Exchange,
§
John Coffee, « The
Coming Competition among Securities Markets : What Strategies will
Dominate? » WP
192, Colombia University School of Law, 2001.
§
Lance Davis, Larry Neal,
« The evolution of the rules and regulations of the first
emerging
markets: The London, New York and Paris stock exchanges,
1792-1914 », The Quaterly Journal of Economics
and
Finance, 2005, n° 45.
L’objectif de notre équipe,
déjà structurée autour de l’étude des
places financières, consiste à identifier
et analyser les dynamiques en longue durée du
développement de la place
financière de Paris. Cette ambition s’appuie sur un ensemble de
travaux
préalables, notamment sur la place parisienne[1],
que nous souhaitons étendre et approfondir. Afin de conforter la
qualité de nos
analyses, nous souhaitons y adjoindre une comparaison entre les places
de Paris
et de Londres.
Nous analyserons les
ressorts territoriaux des dynamiques financières en longue
durée et au premier
chef les facteurs de localisation des intermédiaires financiers
et leurs
configurations locales, sans oublier les enjeux que la financiarisation
des
économies développées soulève. Notre
démarche, comparative, repose sur
l’articulation de champs disciplinaires (économie, finance,
géographie,
histoire et sociologie), d’analyses des agents (institutions,
organisations,
normes et pratiques) et de jeux d’échelle (du local au global).
En effet,
au-delà des enjeux économiques et financiers
immédiats, les dimensions
pratiques, culturelles ou politiques, parfois négligées
par les approches
modélisées, apparaissent essentielles dans une optique
prospective. Pour le
pôle financier parisien de compétitivité, ces
dimensions sont celles qui
présentent à la fois son principal potentiel de
déstabilisation et son plus
important potentiel de croissance :
-
Potentiel
de déstabilisation, car l’incapacité à identifier
assez tôt
ces nouveaux enjeux peut miner, voire ruiner, la position
compétitive d’une
place financière ;
-
Potentiel
de croissance, car le renouvellement des enjeux, des marchés
et des acteurs s’opère souvent dans des marges instables, au
carrefour de
l’économique, du politique et du social.
Le renforcement de la
position relative de
1.
L’identification des
tendances de longue durée (identification des sources primaires
et construction de séries
statistiques 19e-20e
siècle).
2.
La localisation territoriale
des activités financières et des lieux de décision
(cartographie des mouvements
des sièges, des activités et des résidences
privées).
3.
L’économie
institutionnaliste des organisations (modèle de
développement des organisations
financières et mesure de leurs performances économiques
et financières).
4.
Les dynamiques des
régulations financières (règles explicites et
implicites mises en œuvre,
indicateurs d’attractivité du droit et de la jurisprudence).
5.
L’organisation sociale des
professions financières (structures professionnelles,
réseaux sociaux et
familiaux, bassins d’emplois).
En rapprochant les cinq
disciplines nécessaires à ces approches combinées,
nous souhaitons développer
des indicateurs à la fois divers et précis, permettant de
saisir les activités
financières, leurs caractéristiques et leurs
localisations en longue durée.
1. L’identification des
tendances de longue durée
Les places financières
s’inscrivent dans la longue durée et s’ancrent dans des
territoires qu’elles
façonnent. Pour autant, cette double inscription n’a figé
ni les structures
propres à chaque place financière ni les rapports de
concurrence, de
coopération et d’émulation qui les lient entre elles. Au
contraire, ces
structures comme ces rapports ont remarquablement évolué
au cours du temps,
comme lors des profonds bouleversements intervenus au cours de ces
trente
dernières années.
La naissance de la finance
« globalisée » remonte ainsi à la
« Financial Revolution » de la
fin du 17e siècle, qui
s’est traduite par l’apparition d’un marché de la dette publique
et des banques
centrales modernes. Après la diffusion de ces principes, Paris
rivalisait en
1913 avec Londres comme centre financier international, alors
même que le PIB
de
De même, les accords
financiers internationaux comme l’Union Latine à partir de 1865,
l’unification
internationale du droit cambiaire dans l’entre-deux-guerres, ou la
construction
d’un marché financier européen depuis les années
1980 sont autant d’exemples
d’articulations entre structures nationales et enjeux internationaux.
Dans le
cadre national, les relations en longue durée de « coopétition[2] »
entre le parquet et la coulisse, les deux marchés de la place de
Paris jusqu’en
1962, révèlent ces mécanismes qui associent toutes
les catégories
d’intermédiaires de la place ainsi que ses régulateurs.
Si le Big Bang de
L’histoire monétaire et
financière offre ainsi des « expériences
naturelles » et des données
sérielles qui peuvent enrichir les réflexions des
chercheurs comme des agents
économiques et publics.
2. La localisation
territoriale des activités
financières et des lieux de décision
Les NTIC permettent d’intervenir sur un
marché depuis
n’importe quel site. Pourtant, la tendance à la concentration
des activités
financières dans les grandes métropoles, où les
coûts sont les plus élevés,
continue d’augmenter : signe que les avantages lié à
la localisation
physique demeurent primordiaux. Or ce paradoxe n’est pas nouveau et les
NTIC ne
représentent pas le seul exemple d’innovation radicale dans le
domaine de la
communication au cours des deux derniers siècles : le
télégraphe puis le
téléphone ont représenté autant de
« révolutions » pour les hommes de
l’époque.
Pour expliquer les phénomènes
de localisation, la géographie
des activités financières se focalise sur le rôle
des externalités positives et
des effets d’agglomération. Cette littérature
théorique adopte une définition
restrictive de la notion de place, réduite en
réalité au seul marché boursier.
Elle se fonde principalement sur les préférences des
investisseurs, saisies à
travers les concepts de liquidité et de variété,
et sa problématique principale
concerne la capacité d’attraction, par l’organisation
boursière, des émetteurs
et des flux d’ordres boursiers. Notre étude élargira la
perspective aux
prestataires de services d’investissement (PSI), tels
qu’envisagés dans
l’optique de la directive sur les marchés d’instruments
financiers (MIF), afin
de rendre compte pleinement des phénomènes
d’agglomération.
La concentration et la localisation peuvent
être
analysées comme découlant des arbitrages des
opérateurs entre, d’une part, les
externalités positives liées à la taille de la
place financière et, d’autre
part, les coûts liés à l’implantation sur la place
(coûts de l’immobilier et
fiscalité en premier lieu). Dans ce cadre, la
préférence pour la variété peut
être réinterprétée comme la
préférence d’un intermédiaire pour
l’hétérogénéité
des organisations qui composent la place. Ensuite, la
préférence pour la
liquidité correspond à la présence d’un nombre
suffisant de chaque catégorie
d’organisation pour qu’entre elles se développe une concurrence
qui tire vers
le bas le prix des services et évite toute situation de
rationnement.
Au-delà de la seule concentration, les
économies
d’agglomération reposent sur le développement de
relations de proximité
favorisant la confiance, indispensables pour gérer des
activités financières
complexes caractérisées par un haut niveau de risque ou
d’incertitude. Ces
relations facilitent la coordination entre agents, mais aussi la
diffusion
d’informations et d’innovations et permettent les apprentissages
individuels et
collectifs nécessaires à la formation d’une main d’œuvre
spécialisée. Il en
découle une réduction des risques
d’incompréhension entre acteurs et une augmentation
de la capacité de réaction de la place face à des
chocs : c’est
« l’esprit de place » que les opérateurs
continuent d’invoquer.
Pour ces saisir ces
phénomènes de concentration et d’agglomération,
nous construirons des
indicateurs cartographiques et statistiques rapprochant implantations
et
activités des intermédiaires financiers des facteurs
explicatifs.
3. L’économie
institutionnaliste des marchés et des
organisations
Pour dégager les tendances à
long terme d’une place financière, l’étude dynamique des
organisations qui la
constituent et qui l’encadrent constitue un point d’entrée
privilégié, dont
l’économie néo-institutionnaliste a profondément
renouvelé l’appréhension. Selon cette théorie, la performance
d’un secteur
économique est déterminée par la forme des
organisations ainsi que par les
modalités de leur coordination : ces éléments
déterminent, dans le cadre
de l’environnement institutionnel – concept qui renvoie aux dimensions
politiques, économiques, juridiques et sociales de l’analyse –,
les coûts, et
donc la fréquence, des transactions qui se déroulent au
sein du secteur.
Nous étudions donc le secteur
financier localisé sur
la place de Paris sous un double point de vue. D’une part, nous
analysons les
organisations financières qui composent la place ; d’autre
part, nous
étudions les formes de coordination entre ces organisations. En
première
approximation, les organisations financières objet de notre
étude sont les banques
et les bourses localisées sur la place. Si les banques ont
toujours conservé
leur nature d’entreprises, leurs structures ont évolué
dans le temps, par
exemple par le développement ou la réduction de services
dédiés au crédit ou
aux activités de marché.
En revanche, c’est la nature même de
Dans ce cadre, les performances des
organisations
seront évaluées par des indicateurs, cohérents sur
la longue période,
construits avec les instruments de la microstructure des marchés
et de
l’économie des intermédiaires financiers.
4. Les dynamiques des
régulations financières
L’ensemble de ces organisations évolue
de manière
coordonnée, selon des règles hiérarchisées,
formelles et informelles,
d’origines différentes. Elles sont produites ou traduites par le
ministère des
Finances et les autres régulateurs stricto
sensu (COB, CBV, puis AMF), mais aussi par des organisations
financières
investies de pouvoirs réglementaires vis-à-vis de tiers –
telles que
La régulation financière
apparaît comme le produit des relations évolutives entre
régulateurs et
régulés. Elle s’analyse à travers les dispositifs
et les réseaux d’élaboration
des règles et de reproduction des usages : les agents de la
place
financière ne se contentent pas d’utiliser les règles de
droit, ils contribuent
à les modeler. En ce sens, les réglementations doivent
moins être perçues comme
des contraintes que comme des outils à la disposition des
agents. C’est
pourquoi dans notre projet, les règles ne sont pas
évaluées à l’aune d’un
critère d’efficience a priori, mais
appréhendées comme un enjeu permanent des luttes entre
agents et comme un
référent nécessaire à leur action.
Le plus souvent, la transformation
d’usages légitimés par le temps à des
règles de droit positif est réalisée par
le biais d’organisations médiatrices, de manière à
permettre aux intérêts de
leurs membres d’être recevables par les tribunaux et
appréciés par le pouvoir
législatif. Ces institutions relaient les attentes de leurs
membres et
mutualisent les ressources qu’ils peuvent mobiliser pour faire valoir
leurs
intérêts. Dès lors, le statut juridique et
politique des agents est
fondamental, dans la mesure où il détermine les marges de
manœuvres et les
ressources spécifiques dont ils peuvent disposer dans leurs
interactions avec
les pouvoirs judiciaires et législatifs.
Dans cette perspective,
l’appréhension juridique des pratiques économiques par
l’étude du contentieux
se révèle particulièrement féconde.
D’autant plus que, selon le courant
majoritaire de
C’est pourquoi les
indicateurs que nous établirons tiendront compte de la
jurisprudence et
représenteront les relations entre les processus de
régulation et les acteurs
influençant ces processus.
5. L’organisation sociale des
professions
financières
Une place financière n’est
pas seulement un espace économique : s’y s’ancrent
également des milieux
et des représentations sociales et culturelles parmi les plus
typiques du
capitalisme moderne et de ses rapports de force. Ces
représentations peuvent
être produites par, pour ou en réaction contre le
fonctionnement de la place,
la monétarisation des échanges et l’accumulation
inégale des richesses
monétaires. Elles imposent aux institutions et aux agents de la
place de
légitimer leurs pratiques, et plus généralement
l’accumulation de richesses
issues du commerce de l’argent, par exemple en participant à des
œuvres
culturelles et artistiques ou en agissant sur les
représentations communes de
la spéculation et des financiers. Une attention
particulière sera ainsi portée aux
pratiques de mécénat culturel.
La prosopographie des
milieux financiers permet de révéler ce que les
structures institutionnelles de
la place financière doivent aux dispositions sociales de ses
agents. Ces
dispositions, historiquement et localement produites par l’inscription
dans une
place financière et par l’influence souvent internationale des
modèles
financiers dominants, façonnent les comportements des agents,
notamment la
perception qu’ils se font des risques et de leurs
intérêts. Ces dispositions individuelles
et collectives éclairent les dynamiques longues qui orientent,
à chaque époque,
les institutions d’une place financière.
Enfin, il faut resituer les
praticiens de la finance dans la structure sociale et territoriale dans
laquelle s’ancre la place financière. Dans cette perspective,
comparer les
statuts socio-professionnels des gens de
finance au cours des époques permet d’apprécier la
« qualité d’honneur
social » et le statut dont ils peuvent se prévaloir
auprès des pouvoirs
publics et de l’opinion. Ces représentations de la finance,
combinées aux
ressources diverses des agents de la place financière,
déterminent largement
les stratégies mises en œuvre et leur modus
operandi pour défendre ou contester les
intérêts des acteurs financiers,
notamment auprès des pouvoirs publics ou dans les instances de
représentation
politique.
Pour bien apprécier ces
phénomènes, notre équipe développe un outil
de recherche original et ouvert,
permettant de stocker les données individuelles, de nature
quantitative et
qualitative, pour des périodes-clés de l’histoire de la
place financière de
Paris (1870-1914 et 1978-2000). Cet outil doit permettre de multiplier
les
modes de différenciation des entités économiques
et de leurs dirigeants pour
les étudier ensuite statistiquement et reconstruire l’espace des
propriétés
sociales, des secteurs d’activité, des entreprises et des
dirigeants qui font
la place financière de Paris.
Conclusion
Cette étude des dynamiques,
des tendances et des déterminants fondamentaux des
évolutions des places
financières contemporaines repose sur des approches
différentes mais
complémentaires. Elle suppose donc une la mise au point d’un
cadre
interdisciplinaire original, qui est l’objet de cette
présentation, fondé sur
des modèles théoriques et des enquêtes empiriques –
archives, documents,
enquêtes. Elle permet de dégager les
éléments d’une approche comparée des
places financières, afin de rendre compte des dynamiques
contrastées qui
président au développement de ces places et de leurs
territoires dans la longue
durée.
Notre approche, intensive en
enquêtes et en archives, devra donc veiller à
établir non seulement les faits,
mais le cadre qui les rend possible et dont l’évolution,
beaucoup plus lente,
se laisse moins aisément saisir. Le cadre théorique
proposé ici a été choisi
notamment en raison de l’attention qu’il permet de porter aux
phénomènes
concrets dans une perspective plus compréhensive que normative.
Pierre-Cyrille Hautcœur
(directeur du projet)
Directeur d’études de
l’EHESS et chercheur à l’École d’Économie de Paris
(P.S.E.), spécialiste
d’histoire financière et auteur (direction) notamment de Le marché financier français au 19e
siècle, Volume 1,
Paris, Presses universitaires de
Michel Lescure
Professeur d’histoire à
l’Université Paris X Nanterre – et directeur du Laboratoire
I.D.H.E.
(Institutions et dynamiques historiques de l’économie, UMR 8533
du CNRS),
spécialiste de l’histoire bancaire française et
européenne, auteur (direction)
notamment de Banques locales et banques
régionales en Europe au 20e siècle, Paris,
Albin Michel, 2004.
Patrice Baubeau
Maître de conférences
d’histoire à l’Université Paris X Nanterre – Laboratoire
I.D.H.E., co-auteur,
notamment, du Crédit national, histoire
privée d’une société publique, Paris,
Lattès, 1994, directeur du projet
jeunes chercheurs de l’ANR, « Convergence et divergence des
systèmes
financiers ».
Paul Lagneau-Ymonnet
Doctorant en sociologie,
rattaché au Centre de Sociologie Européenne (EHESS,
Paris) et à l’Université
Jules Verne de Picardie (CURAPP, Amiens), achève actuellement
une thèse sur
Angelo Riva
Docteur en économie,
post-doctorant à l’Université Paris X Nanterre (2006),
actuellement chargé de
recherche à l’Université de Milan, auteur d’une
thèse sur la concurrence
boursière entre les places de Gênes et de Milan au 19e
siècle
(2005).
Amir Rezaee
Doctorant en sciences de
gestion, option finance, à l’Université d’Orléans,
rattaché au Laboratoire
d’Economie d’Orléans (LEO), réalise actuellement une
thèse sur l’efficience du
marché obligataire parisien.
Maud Sainteville
Doctorante en géographie et
ATER à l’Université Paris I, réalise actuellement
une thèse sur l’impact des
réseaux boursiers du groupe Euronext sur l’espace
européen de la finance.
Tâches
à deux ans
Les tableaux qui suivent
visent à indiquer quels sont les lieux, déjà
identifiés, susceptibles de
renfermer les informations complémentaires que nous
rechercherons dans le cadre
du projet, et quels types d’information on peut espérer y
trouver. En même
temps, ils permettent de présenter le caractère
comparatif de la démarche, qui
doit s’appuyer avant tout sur une recherche d’informations pertinentes
et comparables
et non, comme c’est souvent le cas, découler d’une
réduction a posteriori d’analyses disjointes.
De
fait, on conçoit combien la collecte d’information joue un
rôle crucial et
pourquoi, dans notre projet, elle représente le plus lourd poste
budgétaire.
De manière à faciliter le
suivi du déroulement du projet par
Archives :
|
Institutions |
Paris |
Londres |
Buts de la recherche |
|
Banques
centrales |
Banque de
France |
Bank of
England |
Interventions sur le marché financier
(liquidité, contrôle de la spéculation,
régulation). |
|
Bourses |
Compagnie des
agents de change |
London Stock
Exchange |
Microstructure des marchés financiers.
Règles sociales et professionnelles. Accès. |
|
Ministère
des Finances |
Trésor |
Treasury |
Tutelle, Surveillance, Financement public,
accès des émetteurs et intermédiaires
étrangers. |
|
Organisation
de la Place |
Europlace |
City of London |
Organisation de la Place. |
|
Autorités
de marché |
COB ;
AMF ; Conseil des marchés financiers |
FSA |
Surveillance et contrôle de la place.
Gestion des règles et de leur application. Effectivité
des sanctions. |
|
Organismes
bancaires |
Organismes
syndicaux (AFB), Banques (Crédit lyonnais) |
Organismes
syndicaux, Banques (Barclay’s) |
Activité financière,
marché interbancaire, portefeuille et gestion d’actifs. |
Calendrier
prévisionnel :
|
M1-M6 |
Définition de l’étendue
précise des recherches Définition d’un guide commun
d’enquête Répartition du travail et des
thèmes selon les spécialités disciplinaires Elaboration de la base commune de
documentation et d’information Recherches dans les archives et centres
documentaires parisiens ou accessibles depuis Paris Première synthèse |
|
M6-M12 |
Précision des hypothèses de
recherche Cadrage des recherches à effectuer
à Londres Première collecte à Londres Poursuite du travail de recherche à
Paris Rédaction du rapport
intermédiaire |
|
M12-M18 |
Guide de collecte sur Londres et grille
croisée d’analyse Paris – Londres Collecte à Londres Fin du travail de recherche à Paris Deuxième synthèse |
|
M18-M24 |
Consolidation des informations et des
analyses par disciplines Croisement des analyses Synthèse Rédaction du rapport
final et restitution |